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Conditions
de travail :
"Il faut
arrêter de
tirer sur
l'ambulance
!"
Des
groupements pour
améliorer la
productivité
"Grâce au
regroupement, on ne
revient plus à vide.
Quand on fait un
long trajet de 100km
par exemple, on nous
trouve quelqu'un à
prendre en charge
pour optimiser nos
déplacements. C'est
plus économique
c'est sûr, mais les
conditions de
travail en
pâtissent. Ainsi,
lorsque vous faites
un Poitiers-Orléans,
vous pouvez être
amené à rester
quelques heures à
Orléans, le temps de
trouver un retour en
charge, même
partiel. Les
journées de travail
s'allongent alors
régulièrement. Et ce
sans aucune
planification
possible. La vie de
famille, dans ces
conditions c'est
moins évident", poursuit le
syndicaliste.
"La sécurité
routière, ça
n'existe pas !"
"Dans notre
profession la
sécurité routière ça
n'existe pas...
Aujourd'hui les
textes eux mêmes
nous autorisent à
rouler 12h voire 15h
avec seulement 2h de
pause... On roule
plus que les
routiers avec moins
de pause et tout ça
est validé par des
textes de loi qui
s'empilent et se
contredisent
parfois",
témoigne-t-il. "Sans
compter les nouveaux
modes de
communication et de
surveillance incarné
dans une petite
machine nommée PDA.
Le boîtier vous
accompagne partout,
calcul votre temps
de parcours au plus
court, vous appelle
constamment pour
vous donner les
missions, vous
rappeler que vous êtes en retard et le
tout en boucle !"
Les PDA ne sont pas
pensés pour une
utilisation pendant
la conduite, si bien
que "pour lire les
informations
transmises, il faut
souvent s'arrêter
ou... le faire en
roulant ! Le
véritable miracle de
cette profession
tient dans le fait
qu'il y ait si peu
d'accidents."
conclut-il
Des pauses ? Quand
il y en a !
"Sous prétexte que
l'on transporte des
personnes malades,
nos pauses sont
régulièrement
"oubliées". Alors
que les
transporteurs
routiers doivent,
obligatoirement
s'arrêter 45 minutes
au bout de 4h30 de
conduite (ou 3 fois
15 minutes), nous,
nous pouvons
enchaîner 6h
d'affilée. Et si
bien sûr parfois,
c'est réellement
afin d'assurer notre
mission, la plupart
du temps, c'est
juste une question
d'organisation. Mais
il n'y a aucune
volonté patronale
d'organiser le
travail
convenablement. Il
m'est arrivé de
râler juste pour
obtenir une pause
"pipi" !". Quant au
dépassement de
l'amplitude de
travail, c'est la
même histoire. On n'hésite pas à
donner une nouvelle
mission à un
conducteur qui a
commencé sa journée
il y a plus de
12h... Ce qui est
d'ailleurs contraire
à la législation."
La seule profession
payée moins chère la
nuit que le jour..."
Les textes de loi
gérant la profession
des ambulanciers
sont effectivement
très défavorables.
Ainsi, si la
convention collective des
salariés est celle
du transport
routier, pour
autant, c'est un
service sanitaire
qui est soumis à des
gardes obligatoires définit
par les préfectures.
La rémunération
s'appuie
habituellement sur
le temps de travail
effectif. Dans le cas des
transporteurs
routiers, la
rémunération est
calculée sur un
pourcentage du temps
de présence. Pour
les ambulanciers, il est
prévu une
rémunération à
hauteur de 86% du
temps de présence de
jour et 75% pour les permanences nuits,
samedis, dimanches
et jours fériés. "Le
jeu bien sûr est de
faire travailler le
personnel de garde autant que la
journée mais payés
seulement à 75% !"
s'insurge Farid
Benassine
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Suite
à la mise en ligne d'une pétition en direction de
Bruxelles par deux membres du forum... Apres
plusieurs mois d'attente ils ont été convoqués
pour développer leur argumentation devant la
commission du parlement Européen..
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la VIDÉO
Durée:
17 minutes |
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streaming VIDÉO du film:
"DE
LA SERVITUDE MODERNE"
52 minutes en 600x450 HD
Bonne
synthèse du monde dans lequel nous évoluons |
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"Un contrôle du
temps de conduite
inexistant"
Afin de contrôler le
temps de conduite,
de repos etc. les
ambulanciers
remplissent une
feuille de route
hebodmadaire. "Le nouveau modèle de
2009 ne permet plus
de décompter les
temps de coupures,
de conduite, les
pauses et autres
travaux contrairement à la
version de 2000. Si
bien qu'un
inspecteur du
travail ou un
représentant des
forces de l'ordre ne
peut vérifier cette
conformité à la loi
!" précise Farid
Benassine. "Et je ne
connais pas de
véhicules équipés de
chronotachygraphe
comme pour les
routiers"
ajoute-t-il.
Des pressions
multiples et très
fortes
"Dans notre métier,
il faut résister à
toutes sortes de
pressions, celles
des patients, du
régulateur, de votre
employeur... Il n'est pas rare
d'entendre quand un
chauffeur hérite
d'une contravention
pour excès de
vitesse [qu'il paye
de sa poche], je ne vous ai pas
demandé de rouler
plus vite, mais
d'arriver à l'heure
! Une façon bien
sybilline de se
couvrir pour les employeurs. Sans
compter une
représentation des
salariés
quasi-inexistante.
Autant dire que la
prévention des
risques professionnels dans
nos métiers, cela
n'existe pas. Je ne
vous parle pas de
l'état de certains
véhicules par
exemple." Ces conditions de
travail dégradée
explique le
turn-over très
important de la
profession. Les
salariés fuyant vers
d'autres métiers au bout de 3
à 5 ans en moyenne.
Les prud'hommes
redonnent un peu
d'espoir
Il y a une dizaine
de jours, la cote
d'espoir de la
profession est
cependant remontée.
"Une décision d'un
conseil de prud'hommes vient de
déclarer que la
réglementation du
temps de travail des
ambulanciers telle
que fixée par la CCN
et l'arrêté du 4 mai
2000 est contraire à
la directive CE
2003/88 relative au
temps de travail !
Enfin un argument
juridique clair pour faire évoluer
nos statuts" déclare
le syndicaliste.
Reste à attendre que
cette décision soit
transformée dans les
textes de loi...
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